



Comment et pourquoi en France au début du XXIe siècle, l’agriculture d’entreprise coexiste-t-elle avec une agriculture durable ? Estelle Deléage analyse les principales transformations de l'agriculture depuis la seconde guerre mondiale. Elle montre que certains agriculteurs continuent à inventer des formes productives singulières qui sont autant de résistances à l’extension continue de l’agriculture industrielle. L’ouvrage peut constituer un support pour l’enseignement en histoire de l’agriculture française.
À partir de leur quotidien, de leurs pratiques et de leurs manières de travailler, Christian Nicourt analyse la transformation du travail des agriculteurs et des agricultrices français depuis le début du siècle dernier. Il aborde les influences de la modernisation d’après-guerre. Il étudie plus particulièrement certaines populations agricoles, les éleveurs de porcs, les agriculteurs bio et porte aussi un regard sur le rôle des femmes dans le monde agricole. Il présente enfin les effets de la rurbanisation sur les agriculteurs d’aujourd’hui.
En partie instrumentalisée par les politiques, les mouvements de conservation de la nature et les économistes, l’écologie véhicule de nombreuses idées reçues. Les écologues eux-mêmes alimentent le discours dramatisant sur l’avenir de la planète. Mais les moyens mis en œuvre dans la recherche en écologie sont-ils à la hauteur des inquiétudes et des sollicitations de la société et des gestionnaires ? Cet ouvrage est le témoignage d'un écologue au cœur de cette recherche multidisciplinaire.
Cet ouvrage expose comment le concept de géogouvernance rend visibles et compréhensibles par les citoyens les enjeux spatiaux de la gestion de leur territoire. La géogouvernance se définit par l’utilisation d’outils numériques de géographie (analyse spatiale, modélisation, SIG, Web public) qui permettent un partage d’informations entre habitants, usagers, professionnels de l’aménagement, experts et élus et visent à la co-construction des décisions à prendre pour le territoire.
Fruit de la photosynthèse des plantes, la biomasse constitue une ressource essentielle pour les humains, leur fournissant nourriture, énergie et matériaux. Issue de la forêt, des cultures et des déchets, elle est limitée par la capacité de production des sols et par la concurrence des autres usages de la biomasse.
Pourra-t-elle ainsi contribuer aux besoins croissants de l’humanité en énergie et participer à la transition énergétique qui impose de réduire fortement notre consommation de pétrole et de gaz ?
Quelle est la spécificité du développement durable ? Quel rapport entretient-il avec la croissance ? Dans quel temps se situe-t-il, celui d’un développement à long terme ou celui d’un compte à rebours ? La durabilité est ici étudiée à travers différents secteurs : l’urbain, le paysage, la biodiversité, l’industrie, les agromatériaux.
Comment la biodiversité végétale cultivée peut-elle contribuer à la transformation, et à « l’écologisation» de l’agriculture des pays du Sud ? Issues de nombreux travaux de terrains dans les pays du Sud, des avancées scientifiques multiples sont présentées dans tous les domaines qui touchent l’agriculture (agronomie, amélioration des plantes, protection des plantes, systèmes de cultures, etc.), afin d’intensifier les processus écologiques dans les parcelles cultivées et à l’échelle des paysages ruraux.
Ce numéro spécial des Cahiers Agricultures traite de la problématique du foncier dans les pays en développement, notamment les états africains, mais aussi au Brésil et en Indonésie. Il met en perspective le rôle du foncier dans les transformations du secteur rural (investissements privés, états, communautés d’acteurs locaux).
Pour l'auteur, une production agricole abondante est possible... tout en améliorant la qualité de l’environnement. Il présente les différentes spécificités de l’agriculture écologiquement intensive, expose l’évolution du concept et précise les moyens d’amplifier l’usage des fonctionnalités écologiques pour l’agriculture et l’élevage. Il aborde les conditions d’une viabilité économique et sociale mondiale, considérée comme un facteur de succès de cette nouvelle forme d'agriculture. S’appuyant sur un panel très large d’expériences, cet ouvrage alimentera les débats des professionnels agricoles et de l'environnement afin que les agriculteurs deviennent eux-mêmes les véritables défenseurs la biosphère agricole.
Comment le chiffre est-il devenu depuis 2006, date d’entrée en vigueur de la Loi organique sur les lois de finances, la pièce maîtresse d’une manière de gouverner dans laquelle la décision politique est soumise à une logique du résultat ? L’auteur s’interroge sur l’emprise actuelle de l’évaluation gestionnaire sur la définition de l’activité de gouvernement. Il montre comment elle affadit les pratiques démocratiques. Il aborde les formes de résistance que les agents de la fonction publique et les citoyens peuvent opposer à cette érosion.


