



Comment le chiffre est-il devenu depuis 2006, date d’entrée en vigueur de la Loi organique sur les lois de finances, la pièce maîtresse d’une manière de gouverner dans laquelle la décision politique est soumise à une logique du résultat ? L’auteur s’interroge sur l’emprise actuelle de l’évaluation gestionnaire sur la définition de l’activité de gouvernement. Il montre comment elle affadit les pratiques démocratiques. Il aborde les formes de résistance que les agents de la fonction publique et les citoyens peuvent opposer à cette érosion.
Pour l'auteur, une production agricole abondante est possible... tout en améliorant la qualité de l’environnement. Il présente les différentes spécificités de l’agriculture écologiquement intensive, expose l’évolution du concept et précise les moyens d’amplifier l’usage des fonctionnalités écologiques pour l’agriculture et l’élevage. Il aborde les conditions d’une viabilité économique et sociale mondiale, considérée comme un facteur de succès de cette nouvelle forme d'agriculture. S’appuyant sur un panel très large d’expériences, cet ouvrage alimentera les débats des professionnels agricoles et de l'environnement afin que les agriculteurs deviennent eux-mêmes les véritables défenseurs la biosphère agricole.
Fruit de la photosynthèse des plantes, la biomasse constitue une ressource essentielle pour les humains, leur fournissant nourriture, énergie et matériaux. Issue de la forêt, des cultures et des déchets, elle est limitée par la capacité de production des sols et par la concurrence des autres usages de la biomasse.
Pourra-t-elle ainsi contribuer aux besoins croissants de l’humanité en énergie et participer à la transition énergétique qui impose de réduire fortement notre consommation de pétrole et de gaz ?
Cet ouvrage est un recueil des réflexions scientifiques les plus récentes pour tenter d’évaluer si l’homme peut encore s’adapter aux conséquences de ses propres agissements sur l’environnement et modérer sa soif du « toujours plus ». D’éminents chercheurs présentent des résultats tantôt alarmants, souvent déroutants et parfois rassurants. L’ouvrage aborde successivement les capacités biologiques de l’espèce humaine à s’adapter et leurs limites, les conséquences de notre activité sur l’environnement et les marges de manœuvre dont nous disposons. Il développe des prémisses de solutions et les interrogations scientifiques, éthiques et philosophiques qu’elles génèrent.
Quelle est la spécificité du développement durable ? Quel rapport entretient-il avec la croissance ? Dans quel temps se situe-t-il, celui d’un développement à long terme ou celui d’un compte à rebours ? La durabilité est ici étudiée à travers différents secteurs : l’urbain, le paysage, la biodiversité, l’industrie, les agromatériaux.
L'évaluation est à la base des nouvelles méthodes de management et d'organisation du travail mais aussi source de difficultés théoriques et techniques. Est-il possible de dégager les principes d'une évaluation rationnelle de l'activité humaine ?
Comment la biodiversité végétale cultivée peut-elle contribuer à la transformation, et à « l’écologisation» de l’agriculture des pays du Sud ? Issues de nombreux travaux de terrains dans les pays du Sud, des avancées scientifiques multiples sont présentées dans tous les domaines qui touchent l’agriculture (agronomie, amélioration des plantes, protection des plantes, systèmes de cultures, etc.), afin d’intensifier les processus écologiques dans les parcelles cultivées et à l’échelle des paysages ruraux.
Philippe Descola propose ici une écologie des relations entre humains et non humains : c'est en acceptant de renoncer à son anthropocentrisme que l’anthropologie pourra résoudre les débats toujours recommencés entre déterminismes naturels et culturels.


