



Après des études de philosophie, Philippe Descola s'est orienté vers l’ethnologie américaniste, séjournant plusieurs années chez les Achuar de haute Amazonie dont il a étudié les relations à l’environnement. Parallèlement à ses recherches de terrain et à ses activités d’ethnologue spécialiste de l’Amérique indigène, Philippe Descola se consacre à l’étude anthropologique des relations entre humains et non-humains (travaux récompensés par une médaille d’argent du CNRS en 1996). Il a fait toute sa carrière à l’École des hautes études en sciences sociales, avant d’être nommé en 2000 professeur au Collège de France dans la chaire d’Anthropologie de la nature ; il y dirige le laboratoire d’Anthropologie sociale (Collège de France-EHESS-CNRS).
Philippe Descola propose ici une écologie des relations entre humains et non humains : c'est en acceptant de renoncer à son anthropocentrisme que l’anthropologie pourra résoudre les débats toujours recommencés entre déterminismes naturels et culturels.
Philippe Descola se libère ici du dualisme qui, depuis la fin du XIXe siècle, oppose l'anthropologie physique (qui établit l’unité par-delà les variations) à l’anthropologie culturelle ou sociale (qui fait état des variations sur fond d’unité). Il propose une écologie des relations entre humains et non humains. C’est en acceptant de renoncer à son anthropocentrisme que l’anthropologie pourra résoudre les débats toujours recommencés entre déterminismes naturels et déterminismes culturels.
Préface
L'écologie des autres : l'anthropologie et la question de la nature
Introduction
La querelle des palourdes
Du bon usage des siphons
L'écologie conjecturale
Les deux natures de Lévi-Strauss
Le dualisme anthropologique
Nature naturante, nature naturée
Un objet paradoxal
Contreverses et convergences
À chacun sa nature
Vérité et croyances
Le mystère des Modernes
Monismes et symétries
Universalisme et relativisme
Conclusion
Discussion


