



L’Afrique est aujourd’hui en crise profonde. Pourtant, elle dispose d’un atout : ses millions d’agriculteurs. L’agriculture pourrait sauver l’Afrique, à condition que l’on donne la priorité au foncier et que l’on inscrive les politiques agricoles dans le long terme et dans une perspective régionale.
La pensée économique dominante d’aujourd’hui est incapable de prendre en compte les ressorts profonds de l’agriculture africaine. Or l’histoire démontre que, sans une agriculture dynamique, il n’y a pas de développement.
Aucune agriculture au monde n’a prospéré sans stabilité de long terme, un certain degré de protection et une attention à l’organisation des marchés. Donner du temps aux agriculteurs africains pour s’inventer un futur, réformer en priorité le foncier et conduire des politiques agricoles à l’échelle régionale, c’est à ces conditions que l’agriculture sauvera l’Afrique.
Préface et avant-propos
Partie I - L’Afrique noire n’est pas maudite
▪ 1960-2010 : un changement dramatique de perspectives
▪ Les causes apparentes de la situation actuelle de l’Afrique subsaharienne
▪ Les causes structurelles de la situation actuelle de l’Afrique subsaharienne
▪ Quelles conclusions tirer de ces analyses ?
Partie II - Quelques problématiques agricoles africaines
▪ Les bases de la politique agricole
▪ L’agriculture de l’Afrique noire, victime des idéologies dominantes
▪ Trois orientations à privilégier
Conclusion générale : et si l’agriculture sauvait l’Afrique ?


