



Lucile Grésillon, urbaniste, est maître de conférences en géographie. Chercheuse au laboratoire ESO (Espaces et sociétés, UMR du CNRS), elle enseigne à l'IUT d’Alençon (département Carrières sociales, gestion urbaine) et à l’université de Caen.
A travers cinq lieux parisiens, (le quai du RER B de Châtelet les Halles, le quartier de la Huchette, la rue Lagrange, le quartier des Peupliers et la place Pinel), l'auteur questionne le lien existant entre les espaces et notre ressenti de bien-être ?
Faisant appel aux neurosciences, l'auteur questionne ici l’importance de notre sensibilité dans la relation aux lieux. Quel lien existe-t-il entre les espaces et notre ressenti de bien-être ? Pour y répondre, l’auteur s’est penché sur la relation charnelle et affective des Parisiens à cinq lieux : le quai du RER B de Châtelet les Halles, le quartier de la Huchette, la rue Lagrange, le quartier des Peupliers et la place Pinel. Des pistes pour construire une autre ville durable, loin de tout bilan carbone, mais en incorporant notre nature sensible sont lancées ici.
Pour sortir d'un urbanisme ascétique
Chapitre 1. Des terrains archétypaux, la preuve par cinq
Le square des Peupliers, une biodiversité magnifiée mais contrainte à l'origine
La rue Lagrange, symbole de l'espace « bourgeois », malgré sa pollution
Au 10 place Pinel, une architecture fonctionnelle cachant son histoire
Le quai du RER B entre prouesse d'ingénieur et échec sensoriel
Le quartier de la Huchette : « Ça pue » ou ça sent bon ?
Cinq quartiers représentatifs des grandes étapes d'édification de la capitale
Entretiens autour de la sensorialité et questionnaires sur l’olfaction
Chapitre 2. Paris, une ville qui part dans tous les sens
Le quartier des Peupliers, « une campagne à Paris »
La rue Lagrange, au centre du Quartier latin, représentative du « Paris bourgeois »
L'ensemble collectif du 10 place Pinel, beau et convivial
Le quai du RER B : un lieu d’attente puant et désagréable
Le Paris vivant et alléchant, le Paris qui sent
Chapitre 3. « Être bien » à Paris de toutes les façons !
Cinq manières d’« être bien » à Paris
Trois sources de bien-être émergent : émotionnelles, hédoniques et mentales
Chapitre 4. Alors, sentir ou ne pas sentir Paris ?
Chez eux, le ressenti de ceux qui ont du nez
Sentir dehors : les odeurs du quai de RER
Chapitre 5. Des déterminants qui tombent sous le sens, d’autres qui s’en échappent
Des « être bien » selon les traits sociaux, l'état physiologique et le logement
Les dessous des odeurs de Paris : une question d’âge ou une histoire de sexe ?
Les lieux inégaux en termes de valeur
Des analyses qui mettent en valeur la dimension trinitaire de l'être humain
Chapitre 6. Éclaircir, par les neurosciences, le rapport être humain/matérialité urbaine
Des représentations des lieux à l’image du processus de perception
L’olfaction, des défis méthodologiques et des mystères
Des énigmes résolues, d’autres qui émergent
Chapitre 7. Les fondements d’un urbanisme désirable
Première condition : l’urbanisme, puissance créatrice de milieux urbains
Premier principe : l’urbanisme « souple » favorise le bien-être
Favoriser la désirabilité des milieux, deux méthodes
Second principe : faciliter le bien-être et non le créer
Des méthodes qui ont déjà montré leur pertinence
Conclusion. Une extension du domaine de la géographie ?
Références bibliographiques
Annexe 1. Les entretiens dans les quartiers des Peupliers, de la rue Lagrange et de la Place Pinel
Annexe 2. Les questionnaires sur le quai du RER B, direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse
Annexe 3. Les enquêtes du quartier de la Huchette
Annexe 4. Les tableaux


